Wagner En Têtes

L’imposant Journal de Cosima, qui retrace la vie quotidienne de Richard Wagner, témoigne d’un très grand nombre de rêves que le compositeur décrivait à sa femme au réveil. Des 421 rêves répertoriés, qui reflètent à la fois ses préoccupations artistiques, son imagination débordante, mais aussi sa vie intime, Wagner en têtes en met en scène 84 dans un dispositif à la fois plastique et numérique.

L’installation propose ainsi de circuler parmi une série de 32 têtes sonores et lumineuses de Wagner, réparties en deux groupes superposés, l’un représentant le compositeur en sommeil et l’autre le compositeur éveillé. Plongées dans l’obscurité et connectées à un ordinateur, les têtes font successivement entendre les rêves déclamés par une voix, et des parties sonores qui leur correspondent dans une forme plus libre. Ces assemblages abstraits se succèdent rapidement et sont regroupés en sections, comme des nuits qui se suivent, revenant sur les thèmes qui hantaient les rêves de Wagner : les concerts, le voyage, les femmes, le théâtre de Bayreuth ou encore les fantômes.